La savonnerie artisanale Nature et Limousin à la chasse aux emballages !

La savonnerie artisanale Nature et Limousin met en place des gestes pour réduire sa production de déchets. Dans sa boutique de Limoges, cette entreprise familiale ne manque pas d’imagination pour vendre ses produits avec un minimum d’emballages.

La savonnerie artisanale Nature et Limousin ne manque pas d’idées. Cette entreprise familiale de six salariés, installée dans le quartier des Coutures à Limoges, est spécialisée dans la fabrication et la vente de produits cosmétiques et d’entretien. « On essaie de limiter les emballages sur le maximum de nos produits », précise Alain Dougnac, responsable de l’entreprise avec sa compagne Janick. « Nous vendons, par exemple, des tubes de dentifrice rechargeables. Lorsque le tube acheté est vide, il peut être rempli avec du dentifrice que nous proposons dans des pochettes en plastique bio-dégradable. »

Pour étaler ce dentifrice, le magasin a mis en rayons une brosse à dents en plastique biosourcé. Cerise sur le gâteau : la brosse à dents est équipée d’un système qui permet de ne changer que la tête quand ses poils sont usés. « A chaque fois que nous élaborons un nouveau produit, nous essayons de faire en sorte que ce dernier ait un minimum d’impact sur l’environnement », affirme Alain Dougnac. 

La brosse à dent en plastique biosourcé, dont la tête abîmée est changeable.

Des bidons d’huile équipés de robinets

Cette démarche se traduit aussi dans la vente des produits d’entretien et de détergents, proposés en vrac. A l’aide d’une petite pelle, les clients se servent par exemple de la lessive solide disposée dans un bac à vrac semblable à ceux que l’on trouve dans les magasins alimentaires. « Nous vendons des petits seaux, que les clients peuvent remplir de ces produits d’entretien à chaque fois qu’ils viennent », complète Alain Dougnac. « Pour les produits liquides, le système est identique avec des bouteilles. Les clients les remplissent de détergents vendus dans des réservoirs. »

Ces réservoirs, justement, sont des bidons de 20 litres. Des objets récupérés et recyclés par l’entreprise familiale. « L’huile qui nous sert à fabriquer nos produits nous est envoyée dans ces bidons », raconte Alain Dougnac. « On ne savait pas quoi en faire quand ils étaient vides. Au lieu de les jeter, on a donc souhaité les réutiliser pour vendre en vrac les détergents. »

« Nous essayons de produire un maximum de produits solides, car il y a moins d’emballages qu’avec les liquides. Nous vendons, par exemple, du savon-vaisselle en bloc. En plus d’être écologique, il est aussi plus économique que le liquide vaisselle car il dure plus longtemps. »

Flacons nettoyés et stérilisés

Si les produits d’entretien peuvent être vendus en vrac assez facilement, ce n’est pas le cas des produits cosmétiques comme les gels douche ou savons. « La réglementation en la matière est très stricte et contraignante », regrette Alain Dougnac. « Nous n’avons, par exemple, pas le droit de vendre ces produits en vrac sans la présence d’un pharmacien ou d’un biochimiste dans l’entreprise. »

Alain Dougnac a toutefois trouvé la solution pour « limiter le nombre de flacons mis sur le marché » tout en « respectant la loi ». « Lorsque les gens ont terminé un flacon de savon ou de gel douche acheté chez nous, ils peuvent nous le ramener », explique le responsable. « Une fois récupéré, le flacon est nettoyé et stérilisé dans notre atelier. Son bouchon est également changé. Cela permet de le remplir, et de le remettre en vente. Cela nous coûte plus cher que d’acheter des flacons neufs, notamment à cause de la main d’oeuvre. Mais notre objectif est avant tout d’utiliser intelligemment le plastique. »

Un tube de dentifrice rechargeable.

Dans cette même optique, l’entreprise vend des bidons de savons et de gels douche de 1,5 ou 2 litres. « Lorsque les clients ont terminé un flacon, ils peuvent de cette manière le recharger avec ces liquides en stock », sourit Alain Dougnac. « Cela leur évite de jeter le flacon à la poubelle. »

La récupération est aussi le maître-mot dans l’arrière-boutique. Les savons sont, par exemple, entreposés dans des cagettes à champignons récupérées par la famille lorsqu’elle fait ses courses. « Nous réemployons également des cartons pour envoyer nos 4-5 commandes quotidiennes », ajoute Alain Dougnac.

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